À propos
Entre ce qu’une marque souhaite faire entendre et la réalité d’un lieu, nous cherchons la justesse d’une forme sonore qui puisse tenir les deux ensemble. L’intention de la marque donne une direction. Le lieu et ceux qui le vivent lui donnent sa mesure. La musique se construit dans cette rencontre.
Deux profils, deux écoutes, une vision
Pascale Perruchot
Pascale écoute ce qui se joue autour de la musique.
Pour Pascale, l’identité sonore commence par ce qu’une marque veut exprimer, par les mots qu’elle choisit et le sens qu’elle leur donne.
Éric Perruchot
Éric écoute ce qui se joue dans la musique.
Pour Éric, la justesse d’une musique se révèle dans la manière dont elle prend place dans un lieu et dans la façon dont elle est vécue par ceux qui s’y trouvent.
Les origines
L’intention arrive avec ses mots, parfois précis, pour devenir immédiatement une direction. Le lieu lui oppose ses rythmes, ses usages, ses habitudes, ceux qui y travaillent et ceux qui le traversent. Entre les deux, la musique ne vient pas simplement traduire. Elle révèle, déplace, accentue parfois ce que l’on n’avait pas encore entendu.
Cette manière de travailler s’est construite avec le temps.
Elle s’est nourrie des lieux traversés, des situations rencontrées et de questions que l’expérience a peu à peu rendues plus précises. Certaines convictions se sont renforcées. D’autres se sont affinées. Avec les années, le regard a gagné en précision, en nuance et en capacité à distinguer ce qui relève d’un principe, d’un contexte ou d’une décision.
Médias & télévision
Pascale et Éric commencent leur carrière dans les médias et la télévision, notamment chez Canal+, où l’image, le récit et le son s’élaborent ensemble. Leur histoire professionnelle accompagne une histoire personnelle commune ; au fil des années, les références, les conversations et les expériences partagées nourrissent un dialogue continu entre deux manières de penser et de décider.
Numérique & plateformes
Alors que le numérique redessine les médias, les plateformes et les modes de diffusion, Pascale et Éric choisissent d’en approfondir les mécanismes à Télécom ParisTech.
En 2012, leur mémoire consacré à l’identité sonore à travers l’expérience client donne à cette réflexion un objet précis. Music Eye View naît dans ce prolongement.
Identité sonore& gouvernance
Pascale et Éric partent alors en Asie pour porter cette réflexion au contact de situations, dans des lieux où l’identité de marque se déploie déjà à l’échelle internationale.
C’est en Asie que l’hôtellerie haut de gamme leur ouvre leurs premiers terrains d’application, autour de la manière dont une identité de marque peut prendre forme par la musique dans des lieux aux usages multiples.
Le point de vue
La justesse d’une gouvernance sonore se révèle au contact du réel : un lieu, un moment, des personnalités, et une intention qui trouve une forme capable de demeurer dans la mémoire.
Expérience
Près de quinze années de pratique, au contact de lieux et de situations rencontrés dans plus de trente-cinq pays, ont permis une lecture.
Celle-ci se compose de détails qui, avec le temps, deviennent des repères. La présence d’une voix, la densité d’un arrangement, la durée d’un morceau, la fréquence de son retour, la place laissée au silence ou le rythme auquel un répertoire se renouvelle prennent leur véritable mesure dans la continuité d’un lieu. Leur justesse se lit dans la façon dont ils rencontrent ses usages, ses temporalités et ceux qui y reviennent jour après jour.
L’expérience permet alors de mieux distinguer ce qui peut traverser les contextes de ce qui appartient à une situation précise. Certains principes demeurent ; leur expression se déplace avec les personnes, le lieu et le moment. C’est dans cet écart que le choix gagne en précision.
Intention
Chaque personne entre dans un lieu avec ses attentes, sa sensibilité, son histoire et une manière singulière de le percevoir.
Nous cherchons à comprendre cette présence dans toute sa réalité : ce qui amène la personne dans le lieu, ce qu’elle vient y vivre, le temps qu’elle y passe, le rythme auquel elle y revient, la relation qu’elle entretient avec cet environnement. Ces éléments dessinent bien davantage qu’un usage ; ils donnent à chaque situation sa texture humaine.
C’est à partir de là que l’intention de la marque devient concrète : ce qu’elle souhaite faire entendre d’elle-même, la perception qu’elle veut laisser, l’émotion qu’elle souhaite associer à ce moment et la relation qu’elle cherche à créer. La musique prend alors sa place au croisement d’une identité, d’un lieu et d’un individu qui reçoit l’une et l’autre à travers sa propre sensibilité.
Méthode
Pascale et Éric travaillent chacun avec une équipe dont les regards, les écoutes et les observations nourrissent les décisions.
Avec Pascale, l’attention reste tournée vers ce que les lieux donnent à comprendre d’eux-mêmes : leurs usages, leurs rythmes, les personnes qui les font vivre, les écarts entre une intention formulée et ce qui se révèle au quotidien. Autour d’Éric, cette lecture rencontre la matière musicale. La recherche ouvre les répertoires, l’écoute en éprouve les possibilités, la programmation organise les choix dans le temps.
D’un projet à l’autre, cette intelligence collective conserve aussi la trace de ce qui a été décidé. Elle permet de revenir sur un choix, d’en comprendre la raison, de suivre ce qu’il devient dans le lieu et de faire évoluer la programmation sans perdre la direction qui l’a fait naître.
Professionnels et enseignants
La pratique trouve un prolongement dans l’enseignement. À Sciences Po Paris comme à l’Institut Lyfe (Ex Institut Paul Bocuse), transmettre nécessite de mettre des mots précis sur ce que l’expérience a parfois appris à reconnaître avant même de le formuler. Il faut distinguer, articuler, vérifier, expliquer pourquoi un choix tient dans une situation et appelle ailleurs une réponse différente.
Les questions posées en cours déplacent à leur tour le regard. Elles invitent à reprendre une évidence, à examiner ce qui semblait acquis, à rendre un raisonnement plus lisible. Les situations rencontrées dans les projets donnent à cette réflexion sa matière concrète ; l’enseignement lui demande d’en éprouver la cohérence et de la rendre transmissible.
Engager une conversation
Cette manière d’aborder une marque, ses valeurs, ses messages et ses intentions, puis de les mettre en regard des individus, des lieux et de la musique, continue de s’enrichir à chaque rencontre et au contact de questions nouvelles.
C’est là que nous aimons engager la conversation : écouter ce que votre marque porte déjà, comprendre ce que vos lieux et ceux qui les vivent en révèlent, puis chercher avec vous la forme musicale qui pourra les réunir avec justesse.